L'enseignement à l'enfant T.D.A.H [10 conseils]

L'approche qu'un parent a envers son enfant T.D.A.H est spécifique, dans la vie de tous les jours mais également lors de l'instruction.

Une fois que le parent a compris qu'il s'agissait d'un trouble neurologique, et d'un handicap, son point de vue sera différent et il reverra ainsi sa position et son comportement vis à vis de son enfant.

A lire : LE TDAH, c'est quoi ? [Test enfant TDAH en ligne] 

L'enseignement à l'enfant TDAH 

J'accepte le handicap

Le TDAH est reconnu comme un handicap. Le fait d'accepter ce fait permet à l'adulte d'accepter l'enfant. Il faut bien prendre conscience qu'il s'agit d'un trouble neurologique, qui entraîne inattention, impulsivité et hyperactivité (pas forcément les 3 à la fois). Ce serait comme blâmer un enfant à mobilité réduite qui ne pourrait ramasser sa cuillère tombée au sol durant un repas. Illogique.

J'utilise la positivité, la bienveillance, la confiance 

Les cris et punitions ne sont pas adaptés, les violences physiques encore moins. Cela engendrera l'effet contraire à celui attendu. Démotivation, rébellion, et colère seront le résultat de mon comportement. Pour un effet positif, la bienveillance, la confiance et la positivité sont les 3 clefs essentielles. 

J'encourage

Les félicitations, même si je les pensons bonnes, ne sont pas bénéfiques pour l'enfant. Il est préférable d'encourager. 

A lire : doit-on féliciter les enfants ?

Il s'agit juste une question de formulation. Plutôt que donner un avis, je peux constater les efforts faits, les réalisations effectuées. Cela sera bien plus utile pour mon enfant et lui permettra ainsi de gagner en confiance et d'avoir ses propres avis. 

Je fais participer mon enfant

L'enfant à TDAH a plus besoin de reconnaissance, surtout dans l'instruction. Il sera également plus attentif si je porte mon regard au sien lorsque je lui parle, si j'ai un contact physique également. Il doit comprendre que je peux l'aider dès lors qu'il en a besoin. L'instruction est un partage, un échange.

Je suis bienveillante pour limiter son agitation

Un enfant à TDAH bouge, remue, gigote, s'impatiente, tape des pieds, mord son crayon… Il réagira mal à la critique, alors que si je pose ma main sur son épaule ou si je m'adresse à lui avec bienveillance, sans jugement aucun, il pourra s'apaiser.

Je suis tolérante

En tant qu'adulte, je n'apprécie guère que l'on évoque mes mauvais comportements et défauts. Pour mon enfant, qui est encore en construction, il en est de même. Je ne le privilégie pas, mais je me comporte envers lui avec bienveillance en m'adaptant à son trouble. Cela ne signifie pas qu'il faut être laxiste, mais plutôt adopter une certaine fermeté.

La difficulté ? Trouver le juste milieu

Je donne des responsabilités à mon enfant

Ranger sa trousse. Son cahier. Vider sa poubelle. Effacer le tableau… Ces petits gestes, simples, le responsabiliseront et lui donneront de l'assurance tout en lui accordant la possibilité de se dégourdir les jambes ! Mais attention : une seule tâche à la fois  ))

J'expose les consignes une par une

Comme cité précédemment, c'est une seule tâche à la fois. Certains enfants ont une attention auditive déficitaire (c'est d'ailleurs le cas de Loukoum Boy). Énumérer ne serait-ce que deux tâches serait trop difficile. Toutes les informations ne seront pas enregistrées.

Il vaut mieux une information communiquée et une tâche bien réussie que plusieurs informations et des tâches oubliées et mal réalisées… Quelques enfants auront besoin d'avoir les informations notées noir sur blanc, et ainsi avoir un visuel devant eux.

J'aménage son temps

Il faut fractionner le travail ! Faire des pauses également et permettre à mon enfant d'accéder à un bout de nature pour se défouler, courir, crier, sauter… Ne serait-ce que quelques minutes. L'instruction doit être sur mesure et adaptée, ceci étant propre à chaque enfant. 

J'entretiens une communication régulière

Pour se situer, améliorer les points faibles et maintenir les points forts, il faut communiquer. Je communique avec mon enfant, savoir ce qui lui convient, et ce qui ne lui convient pas. On discutera ensemble des solutions alternatives et trouverons des compromis, tous les deux.  

Nous pouvons être une entrave comme un grand soutien dans l'instruction de notre enfant. Les moyens étant l'écoute, le dialogue, l'adaptation, les compromis… 

Et vous les mamans, pour celles dont les enfants sont concernés par le TDAH, quelles difficultés rencontrez-vous ? Quels conseils souhaitez vous partager ? 

Source : le guide de l'enfant hyperactif 

 

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