Communication non violente : la méthode XYZ

Il est bien souvent trop difficile pour l'être humain de transmettre un message tel qu'il le voudrait. Bien souvent, ce dernier est souvent mal reçu, mal perçu, mal interprété.

Alors comment faire ? Comment communiquer, dialoguer, de façon sereine et sans violence ?

Je vous propose une méthode reconnue très simple : la méthode XYZ !

Celle ci peut être appliquée du parent à l'enfant, de l'enfant au parent, de l'enfant envers la fratrie, du père envers la mère...

Nul besoin d'une compréhension élargie ou de diplôme pour saisir cette méthode, il suffit simplement de s'exprimer ! Et ceci est, de nos jours, un art : hélas, l'être humain a prit l'habitude de dire les choses dans le jugement, dans la critique. Or, de cette façon, le message ne sera pas pris en compte, ni même considéré. 

La méthode XYZ 

Mise en situation : nous allons prendre l'exemple d'un enfant qui se voit refuser une glace par sa maman. Il s'est mis en colère, puis qui est parti dans sa chambre en claquant la porte.

Les 3 étapes de la méthode XYZ : 

X : "quand je vois X", "quand tu as fais X"...

Ici, on expose les faits, sans accuser. On décrit la scène telle qu'elle est.

"Tu m'as demandé une glace mais j'ai refusé car nous allons bientôt dîner. J'ai vu que tu t'es mis en colère puis que tu es parti dans ta chambre en claquant la porte."

Y : "J'ai ressenti Y", "je me sens Y", "je suis Y"...

On exprime son propre ressenti à son destinataire, ses émotions, face aux actions citées. On peut ressentir une comme plusieurs émotions en même temps. Le but, c'est de le dire ! Car notre interlocuteur peut ne pas savoir réellement ce qui s'est passé en nous, ni même pourquoi. Cette phase est importante car elle permet à celui qui s'exprime (aussi bien l'adulte que l'enfant) de mettre un mot sur des maux, d'apprendre l'échange, et de s'exprimer (développement du vocabulaire)

"J'ai été triste, et effrayée."

Z : "J'aurai préféré que l'on fasse Z"

Cette troisième et dernière phase est une proposition de solution à la situation (et non pas un ordre). On peut achever cette étapes par une question afin d'interagir avec notre destinataire, et ainsi l'inclure à la prise de décision finale. 

"J'aurai préféré que l'on s'isole l'un de l'autre sans un bruit. Je te propose de trouver un moment plus adapté pour que tu puisses manger ta glace. Qu'en penses-tu ?"

Ainsi, cela donne : 

Le parent envers l'enfant : "Tu m'as demandé une glace mais j'ai refusé car nous allons bientôt dîner. J'ai vu que tu t'es mis en colère puis que tu es parti dans ta chambre en claquant la porte. J'ai été triste, et effrayée. J'aurai préféré que l'on s'isole l'un de l'autre sans un bruit. Je te propose de trouver un moment plus adapté pour que tu puisses manger ta glace. Qu'en penses-tu ?"

Mais on peut aussi se mettre du côté de l'enfant :

L'enfant envers le parent : "Tu as refusé que je prenne une glace ! J'ai ressenti de la colère et de la frustration car je voulais manger une glace ! J'aurai préféré que tu me dises de prendre la glace à un autre moment".

Voici donc cette belle méthode XYZ, très simple non ? Le but étant, par la mise en pratique de cette méthode, par sa répétition, d'inviter l'enfant à s'exprimer, et à trouver des solutions. Pour ainsi s'éloigner de la violence, ou des cris, ou de toute autre chose déplaisante. 

Voici une petite mise en situation. Bien entendu, il n'y a pas de bonne ou mauvaise réponse, l'essentiel étant de pouvoir s'exprimer et trouver des solutions : 

Mise en scène : mes enfants veulent sortir faire du vélo mais je suis malade, au lit. Mon mari sort manger avec des amis. Mes enfants sont trop agités et font beaucoup de bruit. Comment puis-je adopter la méthode XYZ envers mon époux ? 

A vos claviers, on attend vos partages ! 

 

 

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